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Pour les travaux privés, le plus gros poste de coût, c’est la main d’œuvre, avant même les marchandises.  La différence de prix se fait souvent là.  Quand il s’agit de béton, nous n’avons quasiment qu’une seule chance de bien réussir un travail, et il ne faut pas lésiner sur la main d’œuvre.

Bien entendu, nous avons commencé par forger notre expérience dans les halls industriels ou dans les exploitations agricoles.  Le fait d’aborder, depuis plusieurs années,  les chantiers privés et à « haute valeur esthétique », beaucoup plus délicats, nous a encore obligés à monter la qualité, et  nous permet d’aborder sereinement des chantiers industriels, certes plus gros, mais surtout bien souvent plus simples !

Vu la forte densité du béton, sa compatibilité avec le chauffage par le sol est excellente.  Le chauffage par le sol n’augmente pas le risque de fissuration.  Quelques précautions sont cependant à prendre, précautions que nous vous expliquerons lors de nos contacts.

Nous préférons travailler avant la réalisation du plafonnage.  De leur côté, les plafonneurs préfèrent souvent travailler avant la réalisation du sol ;  le plafonnage incrusté dans le béton étant difficile à nettoyer.  Dans la plupart des cas, le plafonnage sera donc réalisé avant notre passage.  Dans ce cas, quelques finitions et réparations devront être réalisées ensuite par votre plafonneur.

Nous ne bétonnons jamais avec moins de 8 cm d’épaisseur, sachant qu’à l’intérieur, nous considérons 10 cm comme un idéal, pour 12 cm à l’extérieur.  S’il s’agit d’un passage carrossable, on préférera placer 15 cm de béton.

À l’intérieur, bien entretenu, le béton se patine, il devient de plus en plus beau, il acquiert du caractère.

À l’extérieur, il s’éclaircit un peu, devient plus mat, comme un seuil en pierre bleue, mais sa durée de vie est extrêmement longue.

Un sol en béton est un peu poreux, il est à comparer à une pierre naturelle.

À l’intérieur, il faut donc le nourrir ;  les produits à base d’huile de lin (en évitant le Carolin), ou de savon de Marseille peuvent convenir.  Plus votre sol est nourri, plus il devient facile à entretenir et moins il se tache.  Si vous renversez du vinaigre, il s’agit d’une attaque acide dont l’effet est immédiat, le béton est mordu et ressort plus mat et plus clair, mais votre entretien régulier et nourrissant fera progressivement oublier l’incident.

A l’extérieur, on ne prend en général pas la peine d’entretenir son béton de la sorte.  Un coup de brosse suffit en général, avec un jet d’eau ;  il est préférable de laisser son nettoyeur à haute pression au garage…

Cependant, les bétons extérieurs étant réalisés avec une pente, ils ont un bon pouvoir auto-nettoyant.

De petites gelées nocturnes ne sont pas gênantes, on peut donc souvent bétonner à l’extérieur jusque fin décembre.  Les mois de janvier et février sont souvent plus épineux.  S’il a gelé fortement pendant de nombreux jours, il est prudent d’attendre encore plusieurs jours de dégel avant de bétonner, car les sols peuvent être gelés en profondeur.

Si la composition du béton a été faite en tenant compte de son exposition au gel, pas de problème, le béton passera de nombreux hivers sans sourciller.

Il est toutefois à noter qu’il est déconseillé de traiter les bétons aux sels de déverglaçage.  Si ça doit être le cas, la composition doit être adaptée.

Dans tous les cas, nous respectons les normes en vigueur (les normes belges du béton, et la  norme du CSTC pour les sols industriels à base de ciment).

Le quartz est un sable très granuleux et très dur qui, saupoudré en surface lors du talochage du béton, représente une couche d’usure indispensable.  Sans quartz, un sol en béton risque de s’user trop vite et de devenir mat.  Avec quartz, un sol en béton ne génère pas de poussière et a tendance à se lustrer au passage.

Le lissage, c’est le travail qui consiste à travailler le béton à « l’hélicoptère », ou « truelle mécanique » pendant qu’il est en train de prendre et de durcir pour obtenir la texture bien lisse souhaitée.

La mise en cire, c’est le traitement final de protection.  Cette cire n’est appliquée qu’une fois le béton parfaitement lissé.

Ce type de protection peut d’ailleurs également être appliqué sur du béton préfabriqué et sur béton poli.

Quelle est la différence entre béton lissé et béton poli ?

Le « lissage » de béton se fait alors que le béton est encore frais, encore tendre, en phase de durcissement.  On a quelques heures pour le faire, jusqu’à ce que le béton soit sec et durci.  Visuellement, ça donne une « uniformité nuageuse ».

Le « polissage » de béton se fait sur un béton complètement durci.  On utilise de l’outillage diamanté pour poncer la matière et « descendre dedans ».  De cette manière, on révèle son squelette, on révèle les granulats qui la composent.   On parle aussi de « granito ».

Lorsqu’un béton a une valeur esthétique, s’il s’agit par exemple du sol d’une maison, il vaut mieux le réaliser vers la fin des travaux, après le plafonnage, car celui-ci pourrait s’incruster dans le béton et être difficile à éliminer.

À part dans le domaine alimentaire, il est rarement obligatoire de le faire.  Ce remplissage peut apporter un petit plus fonctionnel et esthétique.  Dans ce cas, les joints sont remplis avec du mastic PU.

Oui, il en faut vraiment si on ne veut pas voir apparaître de nombreuses fissures.  Nous réalisons un joint au moins tous les 4m dans les deux sens, et en fonction des contraintes rencontrées.  Nous pouvons aussi réaliser beaucoup plus de joints, dans un but décoratif, par exemple selon un motif de 80 cm x 80 cm.

Les joints répondent à un impératif technique mais ils achèvent aussi le travail esthétiquement.  Ils sont donc souvent réalisés en concertation avec nos clients.

Oui, le béton peut se fissurer, c’est même sa tendance naturelle.  En effet, il ne garde pas son volume initial, il rétrécit.  Il résiste assez mal à ce retrait et a tendance à se casser, et à se casser aux endroits où il est retenu : une colonne, un angle de mur, etc.

Connaissant cette fâcheuse tendance, nous n’allons pas l’empêcher de casser mais plutôt essayer de le faire casser nous-mêmes aux endroits que nous repérons comme sensibles.  C’est la raison pour laquelle, entre 1 et 3 jours après le bétonnage, nous réalisons une série de joints, au disque diamanté.  Ces joints, qui descendent à 1/3 de l’épaisseur total sont appelés « joints de rupture » car ils vont se prolonger en une fissure vers le bas.  Ayant nous-mêmes créé une série de fissures masquées sous ces joints bien nets, nous augmentons très fort nos chances de ne pas voir apparaître d’autres fissures spontanées, mais ce n’est hélas jamais une garantie.

Avec l’expérience acquise en plus de 20 ans d’activité, nous sommes maintenant au-delà de ce que les normes prévoient en matière d’armatures métalliques et de format de sciage des joints de rupture.