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Chez nous, quand on parle de béton ciré, on parle de béton lissé qui a été traité à la cire. Le prix du béton ciré suit donc le même raisonnement que celui du béton lissé. Dans les maisons, nous appliquons la cire systématiquement. Dans certains commerces, dans les bureaux, dans les grandes surfaces, celle-ci est optionnelle. En effet, dans les premiers temps, la cire rend le béton plus glissant, ce qui ne convient pas toujours aux lieux publics. Lorsque les surfaces sont grandes, l’application de la cire prend du temps. Après l’avoir placée, il faut la laisser polymériser et durcir avant de pouvoir la lustrer mécaniquement et conférer ainsi une belle brillance satinée au béton.

Le prix du béton lissé n’est pas un prix constant, il dépend de multiples facteurs : l’épaisseur, le type de ferraillage, la finition, les accessoires (cornières galvanisées, etc), les éventuelles complications, et bien entendu la surface.  En général, plus la surface est grande, plus le prix par m² est bas et vice-versa.  Pour les dalles industrielles, le béton lissé est vraiment devenu LE sol de référence, offrant de loin le meilleur rapport qualité-prix.  Dans les maisons, le prix du béton lissé est naturellement plus élevé que dans les grandes surfaces industrielles, mais il reste généralement attractif.  Dans votre maison, choisissez cependant votre béton parce que vous l’aimez, et pas parce que vous le trouvez bon marché !

Un béton décoratif n’est pas fondamentalement différent d’un béton ordinaire. Il est simplement très soigné. Dans le cas d’un béton préfabriqué, nous arrivons à un résultat très esthétique par le soin apporté aux coffrages : des panneaux poncés et peints, le masticage des joints, l’utilisation d’un béton auto-plaçant à très haute performance, etc. Dans le cas d’un béton coulé chez vous, la différence se fera grâce à une teinte, à la mise en cire, au soin tout particulier apporté au travail des bords. Le côté décoratif du béton peut encore être renforcé par le format de sciage des joints de rupture : nous pouvons scier des damiers, des losanges, des quinconces, etc. Dans une péniche aménagée en salle de réception, nous avons même scié de longs traits parallèles à 30 cm les uns des autres, pour rappeler l’effet d’un large parquet ! Pour un béton poli, couramment appelé « granito », ou « terrazzo », les possibilités de choix des granulats est tellement grand qu’on peut pousser très loin son côté décoratif. Enfin, le summum de la décoration serait d’intégrer une œuvre d’art en béton de Stéphan Herrgott, avec une œuvre existante ou à créer de toutes pièces en fonction de votre projet.

Pour la pose du béton, le sol doit tout d’abord être préparé.  Dans un hall industriel, il s’agira en général d’un empierrement compacté et profilé.  Dans une maison, il s’agira en général d’une couche d’isolant, la plupart du temps une chape PU projetée.  Qu’il s’agisse d’empierrement ou d’isolant, ceux-ci doivent être placés avec un bon respect du niveau prévu et une bonne planéité, pour que la dalle ait, d’une part, une épaisseur suffisante (et correspondant au devis), et d’autre part une épaisseur la plus constante possible (les variations d’épaisseur peuvent être source de fissures).  Lors de la pose du béton, la préparation du sol étant très importante, elle fait l’objet d’une réception contradictoire avec notre conducteur.

Nous entrons alors seulement en jeu : nous commençons par placer les ferraillages (en général des treillis soudés adaptés aux futures charges), puis, en général le lendemain nous posons le béton, puis, dans les heures qui suivent, nous le talochons, le saupoudrons de quartz et le lissons à l’hélicoptère.  Ce travail de lissage peut durer de nombreuses heures, parfois toute la nuit, surtout en hiver, lorsque la prise du béton ralentit à cause des températures basses.  A la fin de lissage, nous plaçons un produit de cure destiné à ralentir l’évaporation du béton et donc les risques de faïençage.  Ce produit de cure consiste soit en un « curing compound » industriel, soit en une cire polymère pour les bétons esthétiques.  Le lendemain ou le surlendemain, nous scions la dalle, nous créons les joints de rupture et, le cas échéant, nous lustrons mécaniquement la cire.